10 octobre 2006
Où vont nos bouteilles vides ?
Je me suis longtemps demandé ce que devenaient les déchets solides jetés chaque jour dans Pékin, et récupérés aussitôt par des petits vieux en triporteur.
Ils arrivent dans un quartier qui vit tout entier de la récupération des rejets de la ville.
C'est un ancien village dans le nord-est de Pékin, juste derrière le 5ème périphérique.
Chen, 22 ans: "les gens de la ville gaspillent tellement de choses !"
Il revend les bouteilles en plastique blanc ou transparent pour 0,6 euros le kilo, le plus cher étant le CD à 2 euros le kilo. Toute la journée, il trie par matière et par sorte: les bouchons d'un côté, les tuyaux de l'autre...
"C'est comme la vie aux champs: on est au grand air, on trie, on transporte. Mais on est payés 80 euros par mois, c'est bien".
Dans ce quartier il y a des collines de tout: carton, polystyrène, verre, plastique, métal, tissu etc. répartis par qualité. Tout est ensuite envoyé dans des usines pour y être recyclé.
Principal souci des gens: payer l'école des enfants, 600 euros par an. A part ça selon eux, rien à redire c'est assez clean comme métier, en tous cas plus enviable que beaucoup d'usines.





