29 septembre 2006
No comment
C'est quand même enviable d'être journaliste français...
quand on voit cette info:
Après un accident de la route mortel sur un pont
de la ville de Renhe (province du Guangdong, sud
du pays), les journalistes de Yancheng Wanbao
(YCWB), Nanfang Dianshitai (Southern TV), Xin
Kuaibao (New Express) et du Nanfang Dushi Bao
(Southern Metropolis Daily) ont été dépêchés pour
couvrir l'événement. Ils ont été accueillis par
des hommes en civil et des gardes de la sécurité
qui géraient la circulation. Ces hommes s'en sont
pris aux journalistes et les ont mis dans une
pièce sombre avant de les frapper et de casser
leur matériel. Plus tard, un homme non identifié
qui sortait des bureaux de la municipalité a même
empêché les ambulanciers de porter secours aux
reporters. Un journaliste du Nanfang Dushi Bao a
été transporté à l'hôpital pour qu'on lui extraie
un clou planté dans le pied. Les journalistes ont
pu photographier leurs agresseurs et relever le
matricule de l'un des "agents de sécurité". Wang
Huayuan, sous-secrétaire du comité du Parti
communiste du Guangdong, a ordonné une enquête.
(rsf)
Sex Expo
Après le vin, le sexe.

C'était la Sex Expo de Shanghai, dans le centre international des expos, en plein coeur de la ville. Des centaines de mètres carrés de sex toys, lingerie érotique, préservatifs, fouets etc. mais nudité interdité !!!
Du défi de faire un défilé sado-maso sans que ce soit sexuellement explicite...
18 septembre 2006
Performance historique
Un étudiant allemand joue les guerriers de terre cuite en Chine
[17/09/2006 ]
PEKIN (Reuters) - Un jeune Allemand étudiant en art (de la performance) s'est fait passer pendant quelques minutes pour l'un des milliers de guerriers de terre cuite de Xi'an, dans la province chinoise du Shaanxi.
Pablo Wendel, 26 ans, s'est glissé samedi après-midi dans la fosse rassemblant près de 2.000 statues de guerriers grandeur nature, revêtu d'un costume militaire qu'il avait fabriqué lui-même, et a pris position sur un petit piédestal qu'il avait apporté.
Il ne sera resté que quelques minutes, immobile et sans cligner des yeux avant que la police ne le découvre et ne s'empare de lui, rapporte l'agence Chine nouvelle.
Son costume lui a été confisqué et l'étudiant a été renvoyé à Hangzhou, dans l'est du pays, où il étudie.
Pablo avant sa performance. "J'ai toujours été fasciné par les guerriers en terre cuite"
Prêt pour les JO
C'est la nouvelle mode pékinoise.
Prix de la décoloration: 600 yuans...
09 septembre 2006
Le vin rouge de la Chine rouge
Après le fromage, le Vin !
Je suis redescendu directement du Qinghai au Shandong, de 5000 mètres jusqu'au niveau de la mer.
Dans
cette péninsule verdoyante se trouve une grande partie la production
chinoise de vin de qualité , avec de nombreux terroirs.
La campagne ressemble à l'Europe, les gens sont sympas, ca sent bon la guarigue...
Un oenologue français, ancien directeur des vins de Rotschild, est installé depuis neuf ans en Chine. C'est Gérard Colin, l'homme est un personnage haut en couleurs.

Ce passioné avait a déjà lancé le premier bon vin chinois, Grace Vineyard dans le lointain Shaanxi. "Les paysans ici ont le sens des petits travaux, ils connaissent très bien la vigne. Tout ce qui manque, c'est une technique". Il a découvert dans le Shandong, près de la ville balnéaire de Penglai, "un terroir d'exception, qui va produire un grand vin chinois". Comprenant trois villages et des vignes, ce terroir sera financé par des grands noms du vin international. "Les vins du Nouveau monde n'existent pas" dit Gérard Colin, "car les vignes viennent toutes d'Europe à l'origine. Il n'y a que des terroirs du Nouveau monde. Et la Chine sera l'un des meilleurs, j'en suis certain". Il n'est pas pressé, prévoyant la première bouteille en... 2012 !
Plus près de Pékin, dans le Hebei, une cave expérimentale a été créée. Sur une petite surface, une vingtaine de cépages sont plantés. Tous les pieds de vignes ont été apportés par avion de France ! et aussi les cuves et le matériel. La production réduite est très bonne, mais pas commercialisée. Bizarre ? Non. Après un repas (bien arrosé ?) il y a quelques années, Jacques Chirac et Hu Jintao en personne ont décidé "faisons du vin ensemble !". Le président français a proposé d'offrir des techniques de vinification françaises, pour promouvoir l'image de la boisson nationale en Chine. Dans un bâtiment ultra-moderne, avec les meilleures installations. Résultat, après des millions d'euros français dépensés et du bon vin produit, cela reste un projet de prestige. Des cours y sont donnés aux oenolgues chinois, et d'ailleurs l'un d'entre-eux m'a appris à déguster le vin !

(en français, avec fort accent chinois): "Bonne attaque, tlès long en bouche, pas tlo des tanin, un peu de fluit, letour agléable"
Ce pro est payé 300 euros par mois, alors qu'il gagnerait dix fois plus en France ou dans un grand hôtel... mais il est salarié d'Etat, et surtout, il adore son métier !

(ce producteur de bon vin du Shandong a créé le "vin macéré à l'oignon". C'est immonde, mais ça marche)
Il y a une vingtaine d'années, le gouvernement chinois a pris la décision de planter de la vigne massivement à travers tout le pays. Pour aider les agriculteurs des régions où la terre est sablonneuse. Et d'autre part, la production de vin est censée réduire celle d'alcools de céréales. Ce n'est pas une précaution de santé. "Nous avons besoin des céréales pour la nourriture. Aujourd'hui une trop grande quantité part en alcool, alors que les hommes et le bétail ont besoin de ces céréales", explique un critique gastronomique proche des autorités. En voyant les ravages à Pékin de l'Ergoutou (alcool de riz violent), on ne peut qu'encourager les efforts vinicoles des autorités... Le problème, c'est qu'une infrastructure énorme a été mise en place avant qu'il y ait des débouchés. On ne boit simplement presque pas de vin de raisin en Chine ! Donc une bonne partie est convertie en brandy de troisième classe... Autre problème, la qualité. Les grandes marques publiques chinoises (Great Wall, Dynasty... 3/4 des ventes) achètent leur raisin en vrac d'un peu partout, même du raisin de table, il est fermenté à un endroit, embouteillé dans un autre... aucune tracabilité.

Pub shangaienne pour du vin chinois. Amour et Paris !
Aujourd'hui la consommation de vin augmente en Chine, et la boisson rentre dans les moeurs citadines. On en parle comme d'un alcool "bon pour la santé", un argument qui a du poids ici. Mais le vin reste un produit de luxe, offert aux mariages, bu dans les restaurants chics et entre intellectuels, yuppies ou nouveaux riches. Il ya dans les grandes villes des clubs de dégustation, des sociétés d'amateurs. Les supermarchés proposent des longs étals de vin, presque tous de la même marque d'Etat chinoise. Il y a aussi des bouteilles de vin rouge chinois de base dans presque toutes les petites épiceries de quartier, chose qui m'aurait paru incroyable lors de mon premier séjour en 1993, quand il fallait aller au "Magasin de l'amitié" pour voir autre chose que de l'alcool de riz vendu à la louche au litre, ou de la bière à goût variable.





